Syndicat CGT Hopital COCHIN

Poste 11167

Compte Rendu du CHSCT extraordinaire du 25/10/2011

mercredi 26 octobre 2011 par Bernard Giusti Secrétaire Général Adjoint

Etaient présents : DRH et DSSI, le chef de service, 2 cadres, 6 représentants CGT, 2 CFDT, 1 SUD.

Séance consacrée au décès de notre collègue IDE de Pasteur.

Ouverture de la séance par la DRH, qui appelle à la retenue et évoque des "causes multifactorielles"

Le chef de service fait un exposé de la situation dans le service, rappelant notamment le stress et l’inquiétude vécus par son personnel en raison des restructurations internes du service. Il plaide pour la présence permanente d’un psychologue dans son service.

La CGT rappelle que ce drame fait suite à un danger grave et imminent déposé en mars 2011 concernant PASTEUR et que le jeune collègue aujourd’hui décédé avait alors parlé des condition de travail difficiles de ce service , il avait précisé qu’il en souffrait. La direction avait contesté , alors, le bien fondé de cette démarche

Le Secrétaire du CHSCT évoque alors les problèmes dus non seulement au manque d’effectifs, mais aussi à certaines décisions prises par l’encadrement, notamment la suppression des salles de repos dans les services.Pourtant, il rappelle la nécessité pour les équipes de pouvoir avoir un temps de pose quotidien pour échanger entre collègues.

La DSSI et les cadres font valoir que la création d’une seule salle de repos pour tous les étages permet aux agents de "sortir du service" afin de mieux prendre leur pose.

Le Secrétaire du CHSCT relève que les personnels soignants n’ont pas la possibilité de laisser leur service pendant 40 minutes,vu le manque d’IDE, qu’ils doivent toujours être prêts à répondre aux urgences.

La DSSI et les cadres disent que les dispositions ont été prises pour qu’à l’heure des repas il y ait au moins deux IDE, afin qu’ils puissent se remplacer pendant les pauses.

Le Secrétaire du CHSCT indique qu’étant lui-même IDE en fonction, il sait par expérience que cela est bien beau sur le papier mais impossible à réaliser dans la pratique. Par exemple, que font les personnels de nuit en sous-effectifs constants ? Ou le IDE de la salle meunier seuls dans leur salle ?

La DSSI et les cadres éludent la réponse. La DSSI met en avant la difficulté "d’objectiver le ressenti" des personnels, rappelant qu’une étude est en cours concernant les charges de travail réelles, mais que les premiers résultats indiquent une inadéquation entre les charges de travail et ce que ressentent les personnels.

Un membre CGT du CHSCT fait remarquer qu’une objectivation de ce type est monnaie courante en sociologie depuis 1 siècle, qu’il y a donc largement les moyens d’objectiver... Par ailleurs, il s’élève contre l’argument de la direction, déjà entendu maintes fois en CHSCT, selon lequel les problèmes psychologiques sont multifactoriels. Il rappelle que la position de la CGT est claire : même si certains agents peuvent être plus fragiles que d’autres, les organisations de travail et les conditions de travail mises en place par la direction sont génératrices de problèmes psychosociaux, et qu’en tout état de cause elles amplifient considérablement les problèmes personnels des uns et des autres et les fragilisent. Il faut donc s’y attaquer en priorité.

La DRH élude la réponse.

La difficulté pour les agents de pouvoir échanger entre eux ayant été évoquée à plusieurs reprises au cours du CHSCT, une membre CGT soulève la question des IDE du Pool.

En conclusion, la DRH propose de considérer avec attention la présence d’un psychologue dans le service, de finaliser l’étude sur les charges de travail réelles dans le service ; elle retient la proposition du Secrétaire du CHSCT d’organiser ponctuellement le service afin que les agents puissent prendre le temps de parler entre eux du drame survenu.

Le Secrétaire du CHSCT déclare au nom des membres CGT du CHSCT qu’il est en désaccord avec la direction, notamment parce que le fond du problème - les effectifs et les conditions de travail - ne reçoit aucune solution et que les risques psychosociaux dans ce service restent trop importants..

Selon la procedure prévue par le code du travail, le dossier est transmis à l’inspecteur du travail du XIV° arrondissement.

La CGT est de tout coeur avec la famille et les collègues. 

Bernard Giusti