Syndicat CGT Hopital COCHIN

Poste 11167

Compte rendu réunion IBODE du 25 janvier 2012

lundi 30 janvier 2012 par Bernard Giusti Secrétaire Général Adjoint

 

Etaient présents : Le directeur du GH, le Chef de Service, la DRH, la DSSI, 3 cadres, 9 IBODE, 2 CGT
 
La réunion a été ouverte par le Directeur qui a rappelé les points sur lesquels la direction et le personnel s’étaient, selon lui, mis d’accord. Entre l’avant-dernière réunion et celle-ci, la DRH avait envoyé un courrier au personnel dans lequel elle formulait les propositions faites par la direction pour les modalités de paiement des astreintes.
Ces propositions excluent que les heures d’astreintes soient à la fois payées et récupérées.
La direction a insisté sur ce point : ou les heures effectuées sont payées avec une majoration de 50%, ou elles sont récupérées à hauteur de 50%. L’argument de la direction est que « cela reviendrait trop cher à l’employeur de permettre au personnel d’être à la fois payé et de récupérer les heures ».
Marise Dantin (CGT) explique que sans le recrutement des deux postes de nuit, le personnel devra faire face à une charge de travail très lourde.
Des IBODE expliquent qu’ils sont déjà en sous-effectif. D’autres que si 9 IBODE sur 17 étaient d’accord pour faire des astreintes à condition que les heures soient payées ET récupérées, seules 6 le seront si les heures ne sont que payées OU que récupérées.
Le Directeur et le Chef de Service affirment qu’il y aura très peu de véritables urgences de nuit, 1 tous les deux mois selon eux.
Marise Dantin met en doute ces affirmations et objecte que d’après ce que l’on sait grâce à nos collègues des urgences, le nombre de patients sera beaucoup plus important.
Une IBODE rappelle que l’ouverture des blocs 24h/24 incitera les pompiers à diriger les urgences sur Cochin.
Le Chef de Service affirme que seules les véritables urgences orthopédiques seront traitées.
Marise Dantin pose alors le problème des lits disponibles.
Le Chef de Service acquiesce.
Bernard Giusti (CGT) relève la contradiction entre les dires de la DRH (coût important si heures payées et récupérées) et les affirmations selon lesquelles il y aura très peu d’astreintes : s’il y a peu d’astreintes, le coût ne devrait pas être élevé…
Le Directeur du GH déclare que de toute façon il imposera les astreintes, avec ou sans le consentement des IBODE.
Des IBODE en concluent qu’ils n’ont donc pas le choix et qu’il n’y a rien à faire.
Marise Dantin leur rappelle que la législation les protège, et que l’esclavage est aboli depuis longtemps.
Le Directeur parle de provocation.
Marise Dantin déclare qu’elle ne fait que son travail de syndicaliste en protégeant le personnel, tandis que le directeur fait le sien.
Devant l’intransigeance de la direction, la réunion est levée.
 
 Marise Dantin et Bernard Giusti