Syndicat CGT Hopital COCHIN

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La CME demande la fermeture progressive des urgences

lundi 19 novembre 2012 par Marise Dantin Secrétaire Générale
Hôtel-Dieu (AP-HP) : la CME demande la fermeture progressive des urgences
PARIS, 13 novembre 2012 (APM) - La commission médicale d’établissement (CME) de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) a voté mardi une motion demandant la fermeture progressive des urgences de l’Hôtel-Dieu, a annoncé dans un communiqué la direction générale.

Dans le cadre du projet de transformation de l’Hôtel-Dieu en hôpital universitaire de santé publique (cf APM SNPIC002 et APM HMPII003), le préfigurateur de la partie offre de soins de proximité, le Pr Jean-Yves Fagon, a présenté l’état d’avancement de sa mission le 31 octobre au bureau de la CME.

Le président de la CME, le Pr Loïc Capron, a soumis mardi au vote des membres de la commission une motion comportant trois préconisations et une sollicitation. Elle a été adoptée par 55 voix pour sur 61 votants. Les autres votes se répartissent entre deux votes contre, trois blancs et un nul.

Dans cette motion, la CME observe que "presque tous les services d’hospitalisation de l’Hôtel-Dieu, incluant la chirurgie générale, la réanimation et la médecine interne, auront été transférés à la fin de l’année 2013 et que l’hôpital ne pourra plus assurer la sécurité continue de tous les soins sur place".

Elle préconise que "la fermeture progressive du service d’accueil des urgences (SAU) de l’Hôtel-Dieu soit décidée sans délai".

Elle recommande que cette fermeture soit mise en oeuvre sur 2013 et qu’une maison pluridisciplinaire prenne le relais en proposant des consultations sans rendez-vous pour les soins primaires de proximité, avec des horaires d’ouverture adaptés à la demande.

Elle suggère de maintenir un Smur sur place, 24 heures sur 24, "aussi longtemps que nécessaire, afin de répondre aux besoins urgents du voisinage".

Enfin, la CME demande que les sapeurs-pompiers et le Smur soient redirigés "dès que possible vers d’autres hôpitaux de l’AP-HP".

Elle appelle parallèlement à renforcer les urgences des hôpitaux parisiens Cochin, Saint-Antoine, Lariboisière et La Pitié-Salpêtrière. Cela "requiert la poursuite de la concertation avec les responsables concernés et avec la collégiale des urgentistes des hôpitaux de Paris, en vue de planifier une redistribution adéquate de moyens pour faire face aux besoins accrus des sites de substitution", souligne la CME.

Elle sollicite "des décisions rapides sur l’avenir des structures qui ne sont pas incluses dans le programme de transfert des activités de l’Hôtel-Dieu, à savoir l’unité médico-judiciaire, le service de psychiatrie et la salle Cusco (hospitalisation de patients gardés à vue), en garantissant la continuité de leurs missions dans des conditions de sécurité optimales".

Enfin, la CME "insiste sur la nécessité absolue d’informer les personnels de l’Hôtel-Dieu sur les options en débat, en engageant avec chacun une concertation sur son avenir professionnel".

Dans le communiqué, la direction générale "se félicite de l’implication de la communauté médicale de l’AP-HP".

Elle indique qu’elle prendra des décisions sur le périmètre précis de l’offre de soins ambulatoires et sur une organisation de la prise en charge des urgences au centre de Paris après avoir échangé avec l’ensemble des acteurs internes et externes concernés, en fonction des propositions des préfigurateurs des volets médical et universitaire, les Pr Jean-Yves Fagon et Pierre Lombrail, et après concertation avec le directoire et le président de la CME.

cb/ab/APM polsan