Syndicat CGT Hopital COCHIN

Poste 11167

Les sévices corporels sont-ils de mise à Cochin ?

dimanche 10 juin 2012 par Bernard Giusti Secrétaire Général Adjoint, Marise Dantin Secrétaire Générale

Un agent a été violemment agressé verbalement et physiquement, dans son service, par un responsable de l’encadrement.

La CGT de Cochin a dû interpeler à plusieurs reprises la Direction afin que l’affaire ne soit pas classée sans suite. En effet, il a fallu attendre une semaine pour que le rapport des faits soit établi (après trois interventions de la CGT Cochin), et une semaine de plus pour que la DRH convoque l’agresseur (après trois autres interventions de la CGT Cochin)…
Nous rappelons que lorsqu’un agent manque de respect à sa hiérarchie (sans même parler d’agression physique…) il est immédiatement convoqué, sanctionné, voire envoyé en Conseil de Discipline.
Apparemment, quand un membre de l’encadrement s’en prend physiquement à un agent soumis à son autorité, il semble ne rien risquer (l’agresseur est toujours en poste à ce jour, soit 3 mois et demi après les faits…).
Pendant ce temps, l’agent quant à lui galère depuis 3 mois et demi pour faire reconnaître cette agression en accident de travail.
La CGT Cochin est intervenue et a obtenu que l’agression soit reconnue et que l’arrêt de travail consécutif à l’agression soit pris en accident de travail.
 
Interrogée par la CGT Cochin sur cette affaire, une directrice a reconnu qu’elle « ne traite pas les dossiers des agents et des cadres de la même façon ».
Cela signifie-t-il que l’encadrement à Cochin aurait le droit de battre son personnel ?
Peut-être même les cadres qui frappent dur auraient-ils droit aux surprimes qui tiennent tant à cœur à la direction ?
Peut-être y aurait-il même un barème ? Une claque = tant de surprime, un coup de poing un peu plus, et un coup de pied au cul doit rapporter une bonne prime….