Syndicat CGT Hopital COCHIN

Poste 11167

Marise Dantin et Bernard Giusti au Meeting du Front de Gauche du 24 mai 2012

jeudi 31 mai 2012 par Bernard Giusti Secrétaire Général Adjoint

Meeting du Front de Gauche du 24 mai 2012 :

 

Maryse DANTIN & Bernard GIUSTI

Responsables syndicaux de l’hôpital Cochin

Valérie GIRARDON

Membre du CA du collectif logement Paris 14

Ana AZARIA

Président de Femmes Egalité

Didier LE RESTE

Responsable national du Front des Luttes

Leïla CHAIBI

Candidate du Front de Gauche dans la 10ème circonscription

Dominique NOGUERES

Candidate du Front de Gauche dans la 11ème circonscription

Pierre LAURENT

Secrétaire national du Parti Communiste Français


 

Discours Bernard Giusti (Secrétaire Général Adjoint CGT Cochin ) & de Marise Dantin (Secrétaire Générale CGT Cochin )

(Bernard Giusti a prononcé la première partie du discours, Marise Dantin la seconde)

 

Chers camarades, chers amis,

 

Les électeurs ont désigné François Hollande comme Président de la République. Exit Nicolas Sarkozy !

Si la victoire de Hollande est nette, l’écart entre lui et Sarkozy n’est cependant pas considérable. En regard de décennies de politique de droite, et particulièrement des cinq dernières années, on pouvait s’attendre à une plus grande avance du candidat socialiste soutenu par le Front de Gauche. Malgré les atteintes sévères portées contre les citoyens durant le dernier quinquennat, près d’un votant sur deux a néanmoins donné sa voix au Président sortant.

Pour nous cela signifie entre autres qu’il n’est pas question de nous croiser les bras : le combat doit continuer, et le travail d’information et de formation syndical et politique doit se poursuivre, pour les législatives et au-delà des législatives.

Il faudra continuer à combattre pour obliger le gouvernement libéral de Hollande à infléchir nettement ses orientations à gauche.

 

Les luttes principales se feront au niveau des circuits de production, c’est-à-dire sur les postes de travail. Cette bataille-là sera syndicale et devra se faire contre un gouvernement qui se dit à gauche. A gauche de la droite, certes, mais certainement pas sur des positions de gauche, c’est-à-dire celles de la lutte des classes.

La bataille politique quant à elle, indissociable de la bataille syndicale, et en dehors du soutien nécessaire aux luttes syndicales, visera plus particulièrement à amplifier la formidable dynamique initiée par le Front de Gauche.

Enfin, la bataille idéologique qui englobe toutes les luttes devra être d’autant plus poursuivie que l’on peut compter sur le PS pour brouiller les cartes, notamment en faisant passer pour des idées « de gauche » des mesures qui ne seront que des mesures d’accompagnement du capitalisme.

 

Il est important pour tous les travailleurs, et tous les citoyens en général, qu’une grande majorité de gauche siège à l’Assemblée Nationale, afin que le droit du travail soit non seulement respecté, mais aussi rétabli, car la majorité sortante de droite a en effet largement réduit les droits des salariés au cours des dernières années.

Les députés doivent en grande majorité être ancrés à gauche : pour cela, il est nécessaire que le Front de Gauche ait le plus possible de députés à l’Assemblée Nationale.

 

Cela est important pour nous, notamment en matière de Santé publique en général et pour ce qui concerne nos hôpitaux en particulier. En effet, un « silence assourdissant » a régné tout au long de la campagne présidentielle : qui a entendu parler des hôpitaux au cours de cette campagne ? Seuls le Front de Gauche, Poutou et Artaud ont évoqué ce problème à plusieurs reprises. Les autres candidats se sont bien gardés d’aborder le sujet…

Et pour cause : nous savons que le PS, notamment à travers des déclarations de Jean-Marie Le Guen, chargé de la Santé au PS, que le gouvernement de François Hollande n’a pas l’intention de remettre en cause les « restructurations » (que lui nomme « modernisations », et que nous, nous nommons « casse des hôpitaux »). Simplement, a-t-il dit, il faut « faire attention aux gens »… Tout un programme !

En clair cela veut dire que la disparition des hôpitaux à taille humaine et leur regroupement en méga-pôles déshumanisés, la réduction des personnels, l’augmentation des charges de travail et la réduction de l’offre de soins, la privatisation progressive, etc., vont se poursuivre. De façon moins brutale sans doute, mais se poursuivre quand même…

C’est pourquoi nous resterons mobilisés afin de défendre notre outil de travail, les hôpitaux.

 

Il ne s’agit pas de faire un procès d’intention au nouveau gouvernement.

Cependant l’expérience passée nous a montré que la politique hospitalière a une fâcheuse tendance à se poursuivre quel que soit le gouvernement en place. Un exemple parmi d’autres a été celui l’Agence Régionale d’Hospitalisation (ARH), véritable officine dictatoriale instaurée par le gouvernement de « la gauche plurielle » d’alors. ARH plus tard transformée en ARS et qui a beaucoup servi la droite pour l’aider au démantèlement des services publics de santé.

Nous ne demandons qu’à être rassurés par ce nouveau gouvernement. Mais nous savons que pour que la Santé publique reste une Santé qui soit au service de tous, pour qu’elle soit dispensée selon les besoins de chacun et non selon les moyens financiers des uns et des autres, pour que cesse l’hémorragie de personnel dans les hôpitaux – ce qui met en danger à la fois les patients et les personnels -, bref, pour que cesse une politique de Santé assujettie à des logiques comptables - la CGT Cochin s’est toujours opposée à cette conception, et défend une Santé en fonction de la logique médicale ; ce qui n’exclut pas une gestion saine… - il faudra que les travailleurs restent mobilisés aux côtés de la CGT.

 

Et il faudra que les citoyens accordent leur confiance aux députés du Front de Gauche afin que celui-ci appuie les revendications des travailleurs.

Tout autre vote irait à l’encontre des intérêts des salariés. Voter PS ou Verts, c’est voter le statu quo dans les hôpitaux. Voter UMP et consorts, y compris l’extrême droite, c’est voter pour le démantèlement des hôpitaux publics.

 

Vive la lutte des classes !