Syndicat CGT Hopital COCHIN

Poste 11167

La CGT intervient aux Archives

lundi 2 janvier 2012 par Bernard Giusti Secrétaire Général Adjoint

Le 21 décembre 2011, la CGT est intervenue auprès de la DRH pour les Archives du Pavillon Achard. Saisie par le personnel des archives, la CGT a constaté que seulement 2 agents, sur une équipe de 8, assuraient le service...

2 personnes sur 8, soit 25% de l’effectif…
Cette situation intolérable dure depuis plus d’un mois.
 
Le personnel fortement sollicité ne peut assurer seul le travail habituel de tout un service. L’encadrement, parfaitement informé de la situation, n’a pas, pour une raison ou une autre, remédié à la situation. Nous avons demandé à ces deux personnes de n’assurer que le travail urgent, qui à lui seul est déjà très lourd.
Les conditions de travail du personnel, déjà difficiles (chaleur, enfermement…), sont en outre accentuées par des dysfonctionnements tout aussi inacceptables : ainsi un des rayonnages mobiles situé à Cornil ne dispose plus depuis deux mois de manivelle permettant de le mobiliser. La réparation, qui aurait dû être faite par une société privée selon nos informations, n’a toujours pas été effectuée. Le déplacement « à la main » de ces rayonnages très lourds a déjà eu des conséquences physiques sur l’une des collègues. Nous leur avons demandé de ne plus mobiliser ce rayonnage en attendant la réparation, quitte à condamner les « archives piégées »…
 
La CGT a par ailleurs signalé aussi que le vendredi 23 décembre,une seule personne assurait le service des archives. La CGT l’a donc déclarée comme travailleur isolé.
 
L’intervention de la CGT a fait réagir la direction. Plusieurs de ses membres se sont déplacés le 21 décembre, dont un directeur et une ingénieur en organisation chargée des archives. A la suite de cette visite de la direction, voici la réponse faite à la CGT :
"1) J’ai fait le point avec [l’ingénieur en organisation] en début d’après-midi sur place aux Archives d’Achard. La situation du personnel, pour laquelle des demandes de remplacement ont été faites il y a quelques semaines et sont en cours de traitement, devrait être stabilisée en janvier ; il est vrai que des arrêts simultanés cumulés à des congés de fin d’année ont rendu la situation difficile avant que les recrutements n’aient pu être réalisés. Mais le facteur déclenchant a été le fait que dans ce contexte les services, en raison de l’accalmie de la fin de l’année, ont largement déstocké sur les Archives les dossiers qu’ils gardaient chez eux. Du coup, le secteur s’est trouvé surchargé au moment où il avait le moins d’effectif présent.
2) Dans l’immédiat, il y aura un renfort demain de la part de l’Endocrinologie que je remercie à cette occasion, pour classer ces dossiers en surcharge, et Vendredi l’agent présent assurera les urgences, sachant que les effectifs présents la dernière semaine de l’année permettront de réguler normalement le flux des dossiers.
3) Concernant le rayonnage mobile, la pièce a été commandée dans les temps, mais nous ne maîtrisons pas les délais de livraison, qui a priori ne devraient plus être longs.
4) Enfin, je pense que cette situation montre la nécessité d’avancer dans le dossier de réorganisation qui a été présenté récemment aux équipes des Archives, en impliquant aussi les services de soins, dont le fonctionnement et les logiques peuvent avoir un impact important, positif comme négatif, sur ces secteurs et sur les conditions de travail des archivistes."
 
Dans sa réponse, la direction reconnaît :
1) qu’elle n’a pas vraiment anticipé une surcharge de travail en fin d’année, pourtant "traditionnelle" à cette époque ; les arrêts incriminés sont dus précisément à une situation difficilement supportable pour les agents ;
2) la solution de dépannage trouvée par la direction est une fois de plus de déhabiller Pierre (Endocrinologie) pour habiller Paul (Achard) ;
3) la privatisation rampante des services publics conduit à des situations où la direction reconnaît ne plus avoir la maîtrise des réparations indispensables au bon fonctionnement des services...
 4) Dans sa réponse à la direction, le permanent CGT a répondu notamment : "Concernant la dernière partie de votre message, la désorganisation actuelle des archives est sans aucun doute un argument pour souhaiter une organisation différente. Mais je ne crois pas que ce soit un argument pour l’organisation future qui est programmée par la direction." En effet, les nouvelles organisations préconisées par la direction vont toujours dans le même sens : augmenter les charges de travail en réduisant le personnel spécifique et en affectant certaines tâches à d’autres personnels déjà surchargés...
 
L’ingénieur en organisation chargée des archives s’est permise de dire au personnel "qu’appeler la CGT ne sert à rien, que la CGT ne fait rien" : eh bien, chère madame, les faits prouvent exactement le contraire ! La diffamation et les contre-vérités ne changeront pas cette réalité : la CGT combat et combattra les organisations de travail que vous mettez en place, fondées sur l’exploitation accrue du personnel. Vous pouvez cracher votre venin, nous serons toujours sur votre chemin !
 
Aujourd’hui 2 janvier nous apprenons que la direction a dépêché aux archives 2 agents :
1 de Saint-Vincent de Paul pour une durée de 48 h..!
1 autre qui ne sait pas pourquoi on l’a envoyé là, et la direction ne le sait pas non plus !
De qui se moque-t-on ? Peut-être est-ce la solution géniale trouvée par notre technocrate ingénieur en organisation...
Mais on peut compter sur la CGT pour intervenir...