Syndicat CGT Hopital COCHIN

Poste 11167

Toujours dans le clivage,Le gouvernement donne une prime aux soignants et en exclue les autres acteurs de l’hôpital

samedi 1er février 2020 par François Sénac IDE

Un premier décret instaure une prime « d’attractivité territoriale » pour les infirmiers, aides-soignants, auxiliaires de puériculture et manipulateurs radio en poste à Paris et dans les trois départements limitrophes (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne). Ceux qui ont « exercé de manière effective » ces fonctions « au moins trois mois » l’an dernier la recevront « au cours du premier trimestre ». Cette prime touche donc certians soignants de l’assistance publique et de COCHIN en particulier.

Son montant est fixé à 940 euros brut par an pour les fonctionnaires et les contractuels dont la rémunération est inférieure au salaire médian du secteur (inferieur à1.935 euros net en 2017, dernier chiffre disponible). Cette somme est réduite de moitié pour ceux qui sont un peu mieux payés (jusqu’à 2.500 euros net environ).

​Un second décret crée une prime « grand âge » pour les aides-soignants des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) et des services gériatriques hospitaliers​ (médecine, soins de suite, soins de longue durée). Cette gratification de 118 euros brut par mois leur sera versée « à compter du mois de janvier ». A COCHIN, certians services qui accueillent des personnes trés agées, (par exemple , l’UPOG) seront ils concernés ?

Pour la CGT COCHIN, le clivage volontairement créé par le gouvernement macroniste dans l’attribution de cette prime est symbolique de son cynisme.

En effet, les brancardiers, les agents de la cuisines contraints par le fonctionement non stop de l’hopital , les ouvriers toujours sur la brêche ne sont pas concernés. Comment justifier qu’un agent hospitalier au SAU ne touche pas cette prime, alors qu’il est soumis aux contraintes du service public comme tout le monde dans le service ?

D’autre part, avec la réforme de la retraite à points, MACRON enléve definitivement la reconnaissance de la pénibilité aux IDE B et aux Aides-soignants.

Le gouvernenment espère t’il diviser avec son cynisme habituel les hospitaliers unis contre la casse des hopitaux publics et la casse de leur régime de retraite ?

La CGT milite pour une revalorisation globale des salaires de la fonction publique, pour un degel du point d’indice, pour une retraite descente !

Il serait choquant de se réjouir de ces mesurettes différenciées destinées à nous leurrer !