Syndicat CGT Hopital COCHIN

Poste 11167

En 2012, les Hôpitaux de Paris auront du mal à soigner leurs finances

samedi 17 décembre 2011 par Marise Dantin Secrétaire Générale

Les mesures de rigueur gouvernementales compromettent le retour à l’équilibre budgétaire de l’AP-HP prévu en 2012. 
 
Il n’y a pas que les chefs d’entreprises et les économistes qui se débattent dans l’incertitude la plus complète. Si le plan stratégique 2010-2014 prévoit un retour à l’équilibre des comptes dès 2012, l’Assistance publique et les Hôpitaux de Paris (AP-HP) ne savent pas s’ils pourront tenir cet objectif ambitieux. Plusieurs éléments expliquent ce flou artistique qui entoure la gestion financière de cette institution qui, avec 90.000 salariés, est le plus gros employeur de l’Ile-de-France.

On peut citer les incertitudes concernant le dégel des missions d’intérêt général et d’aide à la contractualisation (Migac). En 2011, leur gel a plombé de 35 millions d’euros les comptes de l’AP-HP. Résultat, celle-ci affiche un déficit net de 130 millions d’euros. "Nous pouvions comprendre que ces missions soient gelées pour des raisons budgétaires en 2011. Nous ne comprendrions pas qu’elles le soient indéfiniment, compte tenu de notre volume d’activité", déclare Mireille Faugère, la directrice générale de l’AP-HP qui, en 2011, a accueilli 7 millions de patients, dont 1 million aux seules urgences.

"Pourtant, au regard de la maîtrise des charges, des efforts de rationalisation déjà engagés qui nous permettent de tenir les objectifs fixés au niveau national de dépenses d’assurance maladie, nous mériterions bien un dégel de ces Migac", estime Mireille Faugère. Ce dégel, auquel Xavier Bertrand, le ministre de la Santé, s’est déjà dit favorable, est imminent depuis de longues semaines...

Aide médicale de l’Etat en baisse

La réduction d’un tiers de l’aide médicale de l’État (AME) annuelle allouée à l’AP-HP en 2012 pose aussi problème. Cette aide, qui vise à permettre l’accès aux soins des personnes étrangères résidant en France, de manière irrégulière, passera de 120 à 80 millions d’euros en 2012. "Nous devrons pourtant soigner le même nombre de patients, environ 10.000", poursuit la directrice générale. Dans ce contexte plutôt délicat, l’AP-HP compte résoudre la quadrature du cercle suivante en 2012 : atteindre l’équilibre budgétaire, poursuivre son désendettement (voir graphique), "tout en renforçant le haut niveau d’excellence dans l’accès aux soins, la formation et la recherche", déclare Mireille Faugère.

Pour y parvenir, l’AP-HP, qui assure ne pas détenir d’emprunts toxiques, compte sur les recettes supplémentaires issues de la facturation des chambres individuelles, dont le montant reste difficile à estimer. "Elles se sont élevées à 10 millions d’euros pour les Hôpitaux de Lyon qui sont quatre fois plus petits que nous", précise Mireille Faugère. La politique patrimoniale sert et servira pour sa part les investissements lourds de l’institution. C’est ainsi que la fermeture de l’hôpital Fernand Widal a permis de financer la modernisation de Lariboisière.

Fabien Piliu - 16/12/2011

A Cochin, des le 1 er Janvier 2012 les chambres particulières seront facturées 45 Euros par jour.Au cours du dernier CTEL la CGT Cochin a voté contre ce projet et, a deposé un voeux expliquant que cela allait encore creuser l’offre de soins entre les plus ricjhes et les plus precaires

Marise SG